Pondi Amap

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Par : patlabar
Publié : 28 juillet 2007

Les principes

Historique des Amap

Les amap existent sous un notre nom depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale au Japon.

Dans les années 60, des mères de familles japonaises s’inquiétèrent de voir l’agriculture s’industrialiser avec un recours massif aux produits chimiques. Elles fondèrent alors les premiers Teikei, ce qui peut se traduire par "la nourriture avec le visage du fermier dessus", dont le principe de fonctionnement est le suivant : en échange de l’achat à l’avance de la récolte du paysan, ce dernier s’engage à fournir à ces mères des aliments cultivés sans produits chimiques. A peu près à la même époque en Suisse et Allemagne, des fermes communautaires développèrent leur propre partenariat avec les consommateurs locaux en leur fournissant chaque semaine des produits frais.

Dans les années 80, l’idée s’implanta aux États-Unis et prit le nom de CSA Community Supported Agriculture. Le concept se répandit ensuite rapidement par bouche-à-oreille, gagnant le Canada et l’Angleterre dans les années 90.

En 2001, Denise et Daniel Vuillon, couple de maraîchers du Var, lancèrent avec des consommateurs locaux la première AMAP, reprenant les principes de fonctionnement des CSA. L’association "Alliance Paysans Écologistes Consommateurs" (www.alliancepec.org) fut choisi pour coordonner le développement des AMAP en France.

Les principes d’une Amap :

Du côté des consommateurs

En adhérant à une AMAP, le consommateur prend les responsabilités suivantes :

- S’engager en payant se part de la récolte à l’avance, en comprenant que cela inclut le partage des risques et des bénéfices avec la ferme, pour la saison à venir.

- Venir chercher son panier au jour et à l’heure dits. Prévenir s’il ne peut prendre son panier (retard, vacances, etc.) et convenir d’un arrangement selon les possibilités qui ont été définies au début de la saison.

- Communiquer en toute franchise et liberté ses bonnes remarques, ses questions ou ses insatisfactions directement auprès de son producteur et du coordinateur, pour qu’ils puissent examiner ensemble si des explications ou des améliorations sont possibles.

- Partager ses idées et ses initiatives avec la ferme et les autres partenaires afin d’améliorer le fonctionnement du projet.

Du côté des producteurs

En devenant partenaire d’une AMAP, le producteur prend les responsabilités suivantes :

- Produire une diversité de légumes et d’autres éléments, si possible, pour composer des paniers variés.

- Livrer les produits au jour et à l’heure dits.

- Aviser ses partenaires en cas de problèmes exceptionnels qui affecteraient la livraison ou toute activité : problème climatique grave, maladie, etc.

- Être ouvert pour expliquer le travail de la ferme à ses partenaires.

- Prendre en compte les remarques et les besoins de ses partenaires. Dans le cas où il ne peut satisfaire à une demande, en expliquer les raisons. Effectuer une évaluation à la fin de la saison.

Les garanties

Un des objectifs d’Alliance étant de promouvoir et pérenniser les AMAP en France, elle souhaite garantir une transparence de la démarche auprès de ses partenaires. Ainsi, une première charte des AMAP a été adoptée par Alliance Provence qui a déposé la marque AMAP. Des modifications y seront apportées au fur et à mesure de l’expérience acquise. Elle permettra d’identifier clairement les AMAP parmi les autres initiatives contribuant également à un développement durable de la société. La charte donnera accès aux AMAP signataires aux avantages du réseau qu’Alliance est en train de mettre en place : utilisation du nom AMAP, appui technique à la création et au suivi, coordonnées diffusables sur les outils de communication...