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Par : patlabar
Publié : 20 juin 2012

Des nouvelles de la boulange

Bonjour à vous, compagnon, compagnonne*,

Les mois d’hiver sont déjà loin, le printemps tire à sa fin déjà et dans les champs, les blés vont bientôt blondir... l’occasion peut être de donner quelques nouvelles de la ferme, qui n’en sont pas vraiment. Le travail est plutôt routinier en boulange : la météo influe moins qu’en maraîchage, même si le pain au levain est un capricieux qui aime à nous rappeler combien travailler au naturel demande de l’exigence ; que chaque pétrissée nous apprend que rien n’est jamais acquis.

Pourquoi évoquer l’hiver ? ... cela ne me paraissait pas inutile d’expliquer que les mois de janvier, février, mars et parfois plus sont plus contraignants au niveau du travail, « juste » parce que la panification, pour être menée correctement, exige des températures de 20° et plus (26° étant la température idéale). Les locaux n’étant pas chauffés autrement que par les fours, il faut donc s’activer pour gagner ces nombreux précieux degrés ! Pas le choix donc que de booster les 2 fours, de se lever plus tôt (encore qu’il y ait des limites à l’exercice ;-) !

Le bois brûle donc, parfois le torchon aussi, car si nous l’achetons maintenant palettisé – quel confort ! -, le bois est parfois trop humide. Il faut donc commencer par le faire sécher... à côté voire même... dans les fours ! Ah ah ah ! Quant à la farine, même si elle est fabriquée en flux tendu (dans les jours qui précèdent la fabrication), sa température descend vite. Et autant dire qu’il est inutile espérer faire du pain bien levé alors. Elle est donc stockée dans la maison, au chaud pas loin du poêle. Et les journées de boulange commencent par des allers-retours entre maison et fournil, dans le noir de la nuit qui caractérise ces journées-là.

Bref, l’hiver, il a fallu imaginer tout plein de petites choses qui assurent de pouvoir bien boulanger. Car si le pain finit toujours par lever (on pourrait attendre 8-9 h, comme certains m’ont confié l’avoir fait), le risque est de le voir tout acide... d’avoir trop attendu, le pain au levain est susceptible ! Ah, finalement, il se mérite le bon pain (allez, jetons-nous des fleurs !).

En tout cas, c’est ici l’occasion de vous remercier de votre confiance et de vous redire toute la valeur de votre engagement à nos côtés : ils nous permettent d’envisager plus sereinement les mois, les années à venir. Et de poursuivre l’amélioration de notre outil de travail. Ce sera d’ailleurs le cas cette dernière semaine de juin, où il n’y aura donc pas de pain dans les paniers amapiens. Nous carrelons les locaux. S’il y a quelques AMAPiens volontaires pour un coup de main, d’une heure ou deux, pourquoi pas** ?

Re-bref, au printemps, les journées de boulange s’organisent autrement et c’est le temps des travaux revenu, euh, qui continue !

Johanne

*celui ou celle avec qui on partage le pain

** nous contacter par mail à johannegicquel(at)yahoo.fr remplacer (at) par @ ou laisser un message sur le fixe 02 97 51 90 73. on vous rappellera.